EP04_Lutter contre la pollution plastique et dépolluer les océans : Simon Bernard & l’expédition de Plastic Odyssey - 3 ans sur un bateau
Simon Bernard dans BUILD : dépolluer les océans, entreprendre autrement et bâtir Plastic Odyssey
Comment lutter concrètement contre la pollution plastique sans se contenter d’un discours alarmiste ou d’une promesse technologique irréaliste ? Dans cet épisode de BUILD, Xavier Rodriguez reçoit Simon Bernard, cofondateur de Plastic Odyssey, pour raconter un projet à la frontière de l’expédition, de l’entrepreneuriat et de l’innovation environnementale. La page officielle de l’épisode explique que Plastic Odyssey a navigué pendant trois ans pour identifier, tester et transmettre des solutions simples et accessibles permettant de transformer les déchets plastiques en ressources, avec un objectif clair : agir à la source, avant que le plastique n’atteigne l’océan.
Ce qui rend cet épisode particulièrement intéressant, c’est qu’il dépasse largement la seule écologie. Il parle aussi de financement, de modèle économique, de partenariats internationaux, de logistique d’expédition, de leadership, de résilience et de construction d’impact réel. Simon Bernard se définit lui-même comme entrepreneur, explorateur, rêveur, et insiste sur l’idée que l’impact ne vaut vraiment que s’il repose sur une forme de viabilité économique.
La pollution plastique vue par Simon Bernard
Il existe beaucoup de discours sur la pollution plastique. Il existe aussi beaucoup d’images fortes, de chiffres alarmants et de promesses parfois simplifiées à l’extrême. Cet épisode de BUILD a le mérite de sortir du commentaire pour revenir à une question beaucoup plus utile : qu’est-ce qu’on peut faire concrètement, à l’échelle des territoires, pour éviter que le plastique finisse dans l’océan ?
C’est précisément la force de cet échange avec Simon Bernard. On y découvre non seulement l’ampleur réelle de la pollution plastique, mais aussi des solutions locales de recyclage, l’intérêt d’agir à terre plutôt qu’en mer, et les défis humains et stratégiques d’une mission de trois ans.
Autrement dit, ce n’est pas seulement un épisode sur l’environnement. C’est un épisode sur la manière de transformer une cause en projet opérable.
Un épisode BUILD qui démonte les idées reçues sur la pollution plastique
L’un des apports les plus intéressants de cet épisode est sa capacité à remettre en question certaines représentations trop simples.
Chaque année, plus de 10 millions de tonnes de pollution plastique finissent dans les océans, puis pose une question directe : comment dépolluer les océans concrètement ? Elle précise ensuite que l’objectif de Plastic Odyssey est d’agir avant que le plastique n’arrive en mer.
Simon Bernard développe cette idée en expliquant que beaucoup de discours médiatiques autour du “7e continent” donnent une vision trompeuse du problème. Il insiste sur le fait que l’essentiel se joue sur terre, au plus près des flux de déchets, des côtes, des villes et des zones où l’absence de traitement transforme le plastique en pollution diffuse. À retenir ici : un bon entrepreneur d’impact commence souvent par reformuler correctement le problème.
Ce que BUILD met particulièrement bien en valeur : l’impact par les solutions
Plastic Odyssey ne se contente pas de sensibiliser. Le projet propose des solutions opérationnelles pour transformer les déchets plastiques en opportunités économiques locales, notamment dans les régions les plus touchées.
C’est là que l’épisode prend toute sa profondeur. Simon Bernard explique que le projet repose sur des logiques de recyclage local, de machines simples, de transmission open source et de création de micro-usines capables de générer à la fois du traitement de déchets et de l’activité économique.
Autrement dit, Plastic Odyssey ne se présente pas comme une grande solution centralisée qui viendrait sauver le monde depuis l’extérieur. Le projet cherche plutôt à rendre visibles, transmissibles et réplicables des réponses locales, frugales et économiquement viables.
Pourquoi cet épisode parle aussi d’entrepreneuriat pur
C’est probablement l’un des éléments qui rendent cet échange si BUILD-compatible : derrière le projet écologique, il y a une vraie histoire d’entrepreneuriat.
La page de l’épisode annonce explicitement des thèmes comme le financement, le modèle économique, les partenariats internationaux et la logistique d’une expédition mondiale. Simon Bernard raconte très concrètement le chemin parcouru : le besoin initial de lever plusieurs millions d’euros sans disposer d’un grand réseau, la nécessité de construire de la crédibilité, l’importance des sponsors, la difficulté d’assembler une aventure aussi ambitieuse, mais aussi les échecs très concrets rencontrés en route.
Il évoque notamment une arnaque majeure autour du bateau, trois années perdues sur un navire piégé, ainsi que l’épuisement humain que ce type de projet peut générer, jusqu’au burn-out de l’un des associés.
Cet épisode rappelle donc que même lorsqu’un projet a du sens, il reste soumis aux mêmes réalités que n’importe quelle entreprise. Il faut financer, convaincre, exécuter, corriger et tenir dans la durée.
Un épisode très fort sur la crédibilité
Un autre intérêt majeur de la conversation tient à la manière dont Simon Bernard parle de la crédibilité.
Il explique qu’au départ, l’un des plus grands obstacles n’était pas seulement technique ou financier, mais symbolique : comment obtenir la confiance de grands partenaires quand on est jeune, peu connu, sans réseau établi, avec un projet jugé gigantesque ? Il raconte comment Plastic Odyssey a d’abord dû créer des preuves intermédiaires, des démonstrateurs, des éléments tangibles pour devenir crédible aux yeux des sponsors et de l’écosystème.
La crédibilité ne tombe pas du ciel, même quand la mission est forte. Elle se construit, souvent en plusieurs temps, à travers des signaux concrets.
Open source, low-tech, rentabilité : une vision rare de l’impact
L’un des aspects les plus intéressants de cet épisode est la philosophie de fond qui traverse Plastic Odyssey.
Simon Bernard explique que le projet repose sur une logique open source, qu’il compare presque à une forme de “Wikipédia du recyclage”. Il insiste aussi sur la nécessité de documenter les solutions existantes, d’éviter de réinventer la roue, et de rendre visibles des techniques déjà éprouvées mais encore peu accessibles à ceux qui en auraient besoin.
En parallèle, il défend une idée très claire : le recyclage local ne peut pas reposer uniquement sur la bonne volonté ou la subvention. Il doit aussi, à terme, être rentable. Dans la retranscription, il dit explicitement que ses KPI d’impact sont les tonnes de plastique recyclées et les emplois créés.
Cette articulation entre impact, simplicité et modèle économique rend l’épisode particulièrement riche. Elle montre qu’un projet environnemental n’a pas besoin d’être flou, abstrait ou hors-sol pour être ambitieux.
Ce que l’on apprend aussi sur le leadership
L’épisode contient aussi des leçons de leadership et d’engagement issues d’un projet à impact. Cet aspect est bien présent dans la retranscription.
Simon Bernard y parle de sélection humaine, de vie collective à bord, de fatigue, de capacité à tenir ensemble dans la durée, et de la différence entre être inspiré par une mission et être réellement capable de vivre et travailler au quotidien dans une expédition longue, complexe et internationale.
C’est un point fort de l’épisode : il rappelle qu’un projet ambitieux ne tient pas seulement par sa vision. Il tient aussi par la qualité des personnes qui l’incarnent, et par leur capacité à fonctionner ensemble dans le réel.
Pourquoi cet épisode BUILD mérite l’écoute
Cet épisode mérite l’écoute parce qu’il relie parfaitement écologie, entrepreneuriat, modèle économique, innovation frugale et leadership.
C’est une ressource pour comprendre l’ampleur du problème plastique, les solutions locales de recyclage, l’intérêt d’agir à terre et les défis d’une mission de trois ans. C’est aussi l’histoire d’un fondateur qui avance entre conviction, naïveté assumée, échecs concrets, recherche de crédibilité et volonté de bâtir un impact mesurable.
Écouter l’épisode BUILD avec Simon Bernard
Si tu cherches un épisode qui parle à la fois de pollution plastique, de solutions locales, de modèle économique, de résilience et de leadership, celui-ci mérite clairement sa place sur le site de BUILD.
Il montre qu’un projet à impact ne tient pas seulement à la force de sa mission, mais à sa capacité à devenir concret, crédible et reproductible. Et c’est précisément ce qui rend l’expérience de Simon Bernard et de Plastic Odyssey aussi intéressante.
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